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Pour vous faire voyager dans l'univers du cinéma de genre et de série B.Des instantanés sous forme d'articles pour vous donner les clés du coffre de quelques pépites rares du 7ème Art.

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DEUX VERRES POUR UN SEUL HOMME (the mob)

DANS LA GUEULE DU LOUP (1951-THE MOB)
 
The_Mob_1951_still.jpgRéal:Robert Parrish, Scé : William Bowers, d'après le roman « Waterfront »de Ferguson Findley, Ph : Joseph Walker, Mus : George Duning, Prod : Jerry Bresler, Dist : Columbia Pictures, 87 mn, N&B
 
Avec : Broderick Crawford, Betty Buehler, Richard Kiley, Neville Brand, Ernest Borgnine, Otto Hulett
 
Le sujet du flic infiltré peut constituer à lui seul un genre que le polar s'empresse de s'approprier. À ce petit jeu de celui qui sera le plus rusé, The mob de Robert Parrish assure pour distribuer les cartes et miser sur un suspense grandissant.
L'oscarisé Broderick Crawford joue l'inspecteur Johnny Damico que ses supérieurs jettent dans la gueule du loup : le syndicat des dockers mis au pas par la mafia. Le scénario de William Bowers est riche en trouvailles et personnages de seconds couteaux bien plantés dans l'intrigue.
La Première originalité consiste à infiltrer ce milieu des dockers sans connaître le chef du gang qui tire toutes les ficelles. Le but étant de le débusquer et de le faire tomber, lui et ses marionnettes corrompues.
Le personnage de Crawford, censé être originaire de La Nouvelle-Orléans, se plait à jouer les dures pour se faire accepter et aime commander au bar un verre de vin blanc et de bière en même temps. Les répliques cinglantes et pleines d'humour lui sont servies sur un plateau par un William Bowers au dialogue percutant. Percutants sont aussi les coups de poing, le scénario nous gratifiant d'une violente bagarre très réaliste entre Crawford et l'homme de main idéal du cinéma hollywoodien, j'ai nommé Neville Brand à la gueule inoubliable. Dans la catégorie poids lourd qui en impose, nous avons droit également, excusez du peu, à l'expéditif Ernest Borgnine qui semble être le chef mafieux tant recherché.
The mob s'avère donc être un film très réussi qui mériterait d'être cité bien avant certains classiques hollywoodiens surestimés. Des scènes marquantes comme l'interrogatoire sadique où le suspect est obligé d'appuyer tout le poids de son corps sur ses seuls index posés sur un mur, l'ingénieuse filature motorisée en pleine nuit qui échoue à cause de la malchance ou encore, le surprenant final à l'hôpital où le machiavélique chef de gang tire sa dernière carte démontrent les qualités indéniables d'un film qui gagne à être visionné.
(Actuellement sur TCM)
 
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