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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:39

Compte à régler.

 

JUSQU'EN ENFER, Sam Raimi nous y avait déjà emmenés avec le cultissime EVIL DEAD et ses suites. Après quelques films plus sages et le succès des premiers SPIDERMAN, le sale gosse allait-il définitivement rentrer dans le rang ? L'embourgeoisement l'attendait-il au tournant ?

Nous sommes en 2009, notre société en crise financière se révèle en plein égarement. Les valeurs morales perdent leur repère jusqu'à devenir virtuelles. L'air du temps est au sourire en serrant les dents. Sam Raimi décide d'y croquer dedans à l'aide des bonnes recettes d'antan.

Son héroïne est une gentille employée de banque avide d'ascension sociale. Pour réussir, elle doit se durcir et fait un choix fatal en refusant un renouvellement de prêt à une pauvre vieille gitane. Se sentant humiliée, la hideuse et répugnante femme lui jette un mauvais sort.

Pendant trois jours, elle subira les plus grands tourments avant d'être jetée dans les flammes de l'enfer par le Lamia, le démon des gitans.

Pour conjurer cette malédiction, elle peut compter seulement sur l'aide aveugle de son fiancé et sur un médium au don limité.

Des ombres menaçantes aux bruitages étranges, notre réalisateur chevronné déploie tous les artifices de mise en scène qu'il connait. Certes, il y a les passages obligés, déjà vus, appartenant au lexique du film fantastique, mais c'est surtout avec les petits riens qu'il capte notre imagination.

Il nous fait peur et nous écoeure en injectant de l'insolite dans les choses du quotidien. Le dentier et le mouchoir de la vieille, sa main de sorcière aux ongles qui claquent sur la table, le bouton de manche anodin qu'elle arrache à sa victime, la mouche qui pénètre dans les orifices, l'oeil dans la porte avant de s'ouvrir ou le gâteau maison aux ingrédients indigestes apparaissant comme des armes démoniaques qui frappent l'esprit.

Vous l'avez compris, nous sommes dans une série B d'horreur jouissive bien dégueu qui ne se prend pas au sérieux, mais qui vous fera maintes fois sursauter et toujours jubiler.

Combattive, la petite banquière qui a des comptes à régler avec sa culpabilité se révèle tenace dans l'adversité.

Parviendra-t-elle à conjurer le mauvais sort et faire son mea culpa ?

Comptez sur un final percutant qui ne vous décevra pas.


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